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Interview

« Entre Paris-Dauphine et le secteur public, nous avons beaucoup à faire » – Interview de Marie-Hélène Caitucoli



La réputation de l’université Paris-Dauphine n’est plus à faire sur le management et l’économie. La création d’une House of Public Affairs vise à valoriser les travaux des enseignants-chercheurs autour de thématiques concernant directement le secteur public. Entretien avec sa responsable.

La House of Public Affairs a été créée en janvier 2017 par l’université Paris-Dauphine. De quoi s’agit-il ?

 

Paris-Dauphine, dont la réputation s’est faite autour des enseignements sur le management et l’économie, travaille plus avec le privé qu’avec le secteur public. Mais, dans le contexte de profondes mutations que vivent nos sociétés, comme les nouvelles technologies, le big data, la transition écologique ou encore l’accroissement de la pauvreté, nos centres de recherche intègrent de plus en plus la part du public dans l’adaptation de nos sociétés à ces nouveaux défis. Près de 20 % des thèses des 20 dernières années publiées par nos enseignants-chercheurs tournent autour de problématiques concernant directement le secteur public. Il nous est apparu évident que la recherche pluridisciplinaire et les diverses formations de l’université pouvaient apporter leur pierre à l’édifice de construction du monde qui vient. En fait, entre Paris-Dauphine et le secteur public, nous avons beaucoup à faire.

 

En votre qualité de chargée de mission de la House, quels sont vos objectifs ?

 

Rendre visibles et de développer toutes les initiatives, au niveau de la recherche et des formations, liées aux affaires publiques à Paris-Dauphine, en établissant de nombreux ponts avec la sphère publique, à savoir des colloques conjoints, des éclairages des politiques publiques par la recherche, des nouveaux terrains de recherche pour les chercheurs, de la formation continue des décideurs publics, etc. Dans tous nos centres de recherche, des liens existent avec le public. Le centre des mathématiques a développé des systèmes probabilistes avec le secteur public, le laboratoire d’économie planche sur l’évaluation du secteur public et bien sûr, le centre de management s’inspire de ce qui se fait dans le public. Il fallait tout simplement mettre cette richesse en évidence. Par ailleurs, nous proposons des formations initiales et continues qui peuvent intéresser les cadres dans les fonctions publiques.

 

Comment la fonction publique peut-elle travailler avec vous ?

 

Nous ne sommes pas un centre de recherche. Nous créons les conditions pour que naissent des synergies et des rapprochements. Si certaines collectivités territoriales veulent travailler avec nos chercheurs, nous organisons une réunion, nous étalonnons les projets. En fait, nous ne faisons qu’extérioriser ce qui se passait dans nos centres de recherche, pour apporter une plus-value aux trois fonctions publiques. Nous travaillons par exemple avec l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE), qui est l’opérateur de formation permanente du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère de l’Action et des Comptes publics. Nous publions ensemble une revue, « Action publique, Recherche et pratiques ». Ce sont des outils qui permettent de donner une visibilité concrète à nos centres de recherche sur d’autres aires de diffusion.

 

Stéphane Menu

1 commentaire

Marie-Hélène CAITUCOLI

Marie-Hélène CAITUCOLI a commenté Le 21 déc.

Merci à Stéphane Menu et Hugues Périnel!

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