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Secteur public

Les collectivités poursuivent leurs efforts pour maîtriser leurs dépenses de personnel



Selon le 4e baromètre HoRHizons récemment publié par l’AMF, l’ADF, Régions de France, la FNCDG et le CNFPT, en partenariat avec le CSFPT, les collectivités poursuivent globalement leurs efforts en 2018 pour éviter tout dérapage des dépenses de personnel. Et mettent en place des « politiques innovantes et rigoureuses» pour gérer leurs RH. 

Réalisée par le CSA auprès d’un échantillon de 806 collectivités et établissements publics territoriaux, cette radioscopie des tendances de l’emploi territorial indique notamment que 50% des répondants observent une stagnation des dépenses de personnel (-1% par rapport à 2017). Ils sont toutefois 40% à témoigner d’une hausse de ces dépenses (contre 34% en 2017) tandis que 9% signalent une contraction des charges liées à l’emploi des agents (contre 12% en 2017). Les employeurs territoriaux invoquent plusieurs raisons pour expliquer les évolutions des dépenses de personnel. Pour 47% d’entre eux, c’est l’application des nouvelles mesures statutaires (revalorisation du point d’indice, mise en œuvre de PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations)…), qui pèse le plus lourd dans les dépenses. Viennent, ensuite, la mise en place de la réforme territoriale (42%), le transfert de compétences (39%) et les conséquences du RIFSEEP (33%).

 

Principaux leviers actionnés par les employeurs de collectivités pour réduire leurs dépenses de personnel

 

Le baromètre HoRHizons révèle, par ailleurs, quels sont les principaux leviers actionnés par les collectivités pour maîtriser leur masse salariale. Ces dernières misent en premier lieu sur l’optimisation du temps de travail (59%), alors que l’adaptation des périmètres des services publics et la réorganisation de services (47%) constituent également des options largement utilisées. Autres choix fréquemment opérés par les employeurs territoriaux : la limitation des remplacements sur des postes permanents (46%), les mesures visant à prévenir l’absentéisme des agents (42%), le non-renouvellement des contrats (30%), le non-remplacement des départs à la retraite (27%) ou encore la limitation des avancements et des promotions internes des personnels (17%).

 

Collectivités et établissements publics : Perspectives de recrutement de personnel à la hausse

 

L’étude souligne aussi que dans ce contexte contraint, un grand nombre de collectivités et établissements publics choisissent de ne pas mettre le frein sur la formation de leurs agents (seulement 3% actionnent ce levier). Pour une forte majorité de répondants, les dépenses de formation sont stables (76%), voire en augmentation (19%). En outre, la maîtrise de la masse salariale n’induit pas forcément de repli des recrutements. En effet, une large proportion des collectivités et des intercommunalités (36%) envisage de recruter (contre 17% en 2015, 23% en 2016 et 26% en 2017). La première raison invoquée étant le remplacement des départs (51% contre 44% en 2017). A noter que les perspectives de recrutement concernent en premier lieu les services techniques (50%) devant les secteurs « aménagement » et « développement » (49%) et les métiers des filières « enfance, éducation et jeunesse » 44%. Les embauches liées aux fonctions support ferment la marche (43%).

 

Question cruciale de l’inaptitude des agents territoriaux

 

Autre enseignement notable de ce baromètre 2018 : les services RH des collectivités et des centres de gestion se mobilisent de plus en plus sur les questions liées à l’inaptitude des agents. Ainsi, 28% des répondants observent une augmentation de ce phénomène (+ 4% par rapport à 2017). Les communes de plus de 20 000 habitants (78%), les départements (79%) et les régions (91%) se révélant être les plus touchés.

 

 

Emmanuelle Quémard

1 commentaire

Eugène KOVALEVSKY

Eugène KOVALEVSKY a commenté Le 06 nov.

Plus on est proche du terrain et plus il y a des métiers difficiles. C'est aussi sur ces métiers où il y a le plus d'agents vieillissant et donc plus de risques d'inaptitude. Enfin si l'on ajoute a cela l'augmentation des années de travail pour avoir une retraite décente et le manque de considération des supérieur hiérarchique, des responsables élus et des mécontents chroniques, le phénomène va durer encore quelques temps.

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